23em campagne

Cette 23iéme campagne de Battleground Europe s'est étalée sur 49 jours et a vu l'Axe remporter une seconde victoire de rang. Toute l'équipe de Forces Francophones tient chaleureusement à remercier Deadshade qui a bien voulu se pencher sur le sujet et rédiger ce résumé. Merci à lui.

Attaque surprise du 3 septembre

Ce fût le 3 septembre au petit matin que toutes les garnisons de la Wehrmacht sur le front de l'ouest ont été révéillées par le son strident de la sirène et les aboiements des sous officiers : "Alaaaaaarm ! Tout le monde à son poste !"

Le Feldwebel Messer affecté au Bataillon de reconnaissance de la 3e Panzerdivision grommela :
"Verdammt et moi qui espérais une perm tranquille pour Noël. Et pourquoi pas une démobilisation méritée ? Mais voilà que ces furieux d'en face ont décidé de me pourrir la vie ."

Oberstleutnant Louloup chef du Régiment des Panzers qui passait par là lui jeta un regard noir : "Schnell , schnell ! Vous avez 5 minutes pour être dans votre 232, ne craignez rien,  vous pourrez vous défouler sur l'ennemi autant que vous voudrez."

En sortant de la caserne il apperçut du coin de l'oeil le Befehlpanzer du Major Kreatchek qui sortait en tête d'une longue colonne motorisée en arborant une moue de satisfaction.
Manifestement ce n'était pas encore le jour où les Alliés feraient perdre la discipline à la Wehrmacht.

Alors que les casernes retentissaient encore du bruit des bottes et du rugissement des moteurs des Panzers, les officiers se penchaient déjà sur leurs cartes.
Il est vrai que la Wehrmacht, quelque peu somnolante et inactive a été prise en surprise par l'attaque alliée.

L'indécision - du 3 septembre au 8 septembre

L'Oberkommando der Wehrmacht ayant été obligé de rappeler des permissionnaires, les officiers du front ont été forcés à quelques improvisations .

La 6em armée allemande a profité d'un désordre momentané dans le dispositif français et s'est emparé de Longwy dès le 5 septembre.
Cette bataille perdue a été qualifiée par le général Durand du Grand Etat Major français d'une "bévue sans importance que nous allons immédiatement rectifier. Les ordres sont déjà en route ..." va peser lourdement sur le sort du front sud dans les 15 jours à venir.

La 12em armée en charge du front nord a une vie bien plus agitée.
La Royal Navy appuyée par des nuées de bombardiers conquiert les îles hollandaises sans coup férir le 7 septembre. On note également le même jour une poussée forte sur le centre du front qui amène les alliés jusqu'à Tongeren.
De là, des actions commando ont pénétré jusqu'à la cité industrielle de Liège où même le chef de la 12 Armée allemande en visite a dû faire le coup de feu suite à une infiltration particulièrement hardie.

Réagissant rapidement , la 12em armée reprend Tongeren et stabilise le front le 8 septembre.
La 6em armée qui a bourré Longwy de Panzers et d'artillerie a déclenché une offensive blitz sur Piennes qui tombe le 8 également.
Le général Durand déclarera à la presse que tout ceci n'était qu'une "erreur mais que les pigeons voyageurs étaient déjà en route."

En effet Piennes fut repris ce que le général Durand s'abstenu de commenter cette fois.

Les jours de gloire des Britanniques - du 9 au 17 septembre

L'assaut britannique dans le nord gagne en puissance. Paal est pris et malgrés de nombreuses contre-attaques de la 12em armée, les Brits s'y accrochent comme des morpions et font peser une menace permanente dans la direction de Liège.
Mais pire encore, des unités mécanisées avancées du BEF ont pénétré en Hollande à Aarendonk le 10 en menaçant de prendre à revers tout le dispositif de la 12em armée.

Le 11 septembre, les Tommies exploitent en direction de Lommel et pousse vers ce qui est LE centre stratégique du Nord - Breda.
Du 12 au 15 septembre une suite de batailles confuses à lieu tout au long du front Nord - les villes sont prises et reprises mais on ressent un flottement dans les rangs de la 12em armée allemande.

Dans le Sud , la Wehrmacht se renforce lentement mais surement tout au long du front mais essentiellement à Longwy.
L'absence d'actions majeures devrait être plutot interprétée comme le calme avant l'orage.
A défaut de cette interprétation, le général Durand interprete devant la presse un numéro de claquettes fort apprécié.
Moyennant quoi Piennes et Longuyon tombent le 15 septembre.

La journée du 17 septembre voit simultanément deux coups de thêatre - un au sud et un au nord.

Au nord le front de la 12em armée allemande s'effondre. Breda, Gilze sont occupés et Eindhoven pris dans le mouvement.
La 12em armée doit faire face à une crise majeure dont le résultat peut influencer l'issue même de la guerre .

Au sud, l'orage si longtemps attendu éclate.
La 6em armée déferle de Longwy et des positions avancées à Piennes pour prendre Jarny et Etain, encerclant ainsi l'Armée Française à Metz.

Le général Durand n'a rien déclaré à la presse puisqu'il était occupé à courir vers l'aéroport de Metz pour se replier sur des positions préparées largement à l'avance .

D'après la presse locale qui l'attendait à Reims, il parait qu'il aurait déclaré que "Alouette , gentille alouette !" avant de prendre sa limousine.
Le pauvre homme probablement traumatisé par la perte de Metz a du confondre des pigeons avec des alouettes.

Les journées cruciales du 18 au 19 septembre

Toute la Wehrmacht a écouté avec une certaine angoisse la radio au petit matin du 18 septembre. Après le traditionnel roulement de tambour et le son des cuivres le porte parole de l'OKW annonça :

"Achtung , achtung !
Das Oberkommando der Wehrmacht informiert.
Après de violents combats défensifs la 12em Armée allemande est dans une situation critique.
Devant une supériorité écrasante de l'ennemi tant en blindés qu'en avions, l'armée a rempli son devoir.
Malgrés les pertes, le moral de la troupe et des officiers est excellent.
La 6em Armée a pu déployer son potentiel considérable at après plusieurs victoires ses ressources sont intactes.
Officiers et soldats de la 12em Armée, sachez que la patrie est avec vous et que l'Oberkommando der Wehrmacht va bientot mettre en oeuvre un plan qui détruira décisivement les alliés.
Tenez bon !"

Et en effet l'OKW allait mettre en oeuvre un plan ambitieux prévu pour ce jour : le 18 septembre.
Profitant du calme relatif et des faibles réserves françaises dans la vallée de la Meuse, il a été décidé d'engager les meilleurs troupes de la 6em armée dans une percée vers l'ouest qui devrait ensuite obliquer vers le nord et capturer Bruxelles.
Une fois Bruxelles pris, un gigantesque "Kessel" (chaudron) commencerait à prendre forme dans le nord et où la totalité du BEF pourrait être encerclée et anéantie.

Ce fut le fer de lance du 4e Panzerkorps, la 3e Panzerdivision avec ses volontaires scandinaves de la Kampfgruppe Wiking et tchécoslovaques de la Czechoslovak Panzerbrigade qui eut la charge de réaliser la percée.

L'offensive démarra à 18:00 CET et rapidement Couvin , Mariemburg et la stratégique Philippeville tombèrent.
Dans la foulée le 4e Panzerkorps obliquant vers le nord captura Charleroi.

Une immense pince se dessine au sud de Bruxelles que les Britanniques ne voient pas encore car ils poursuivent leur offensive en capturant Maastricht et même pour quelques heures Roermond avant que celle-ci ne soit reprise.
Mais il est déjà trop tard.
Le BEF ne dépassera pas la ligne de Roermond et la 12em Armée survoltée par l'aide venue au sud de Bruxelles va bientot passer à la contre-attaque.

Le 19 septembre la situation au sud de Bruxelles s'aggrave au point qu'une grande partie des troupes motorisées du BEF soit rappelée à Bruxelles.

La 12 armée qui n'attendait plus que ça passe à l'offensive et rejette le BEF affaibli loin de Roermond.

On peut dire qu'au soir du 19 la crise a été conjurée.
L'Armée Française est affaiblie et le BEF brisé.
La 6em Armée a d'excellentes positions offensives au centre du front d'où elle peut frapper aussi bien vers l'ouest que vers le Sud et la 12em Armée poursuit un ennemi battu vers Anvers.

La Wehrmacht se met en marche - du 20 septembre au 4 octobre

Les choses reprennent leur cours. La 6em Armée revient au sud en reprennant son objectif stratégique naturel - Reims et Berry et pour cela capture Chimay le 21 septembre.

La 12 Armée progresse rapidement et se présente devant Eindhovent le 22 septembre.

Le 24 tombent les verrous avancés du Sud - Buzancy et Montfaucon.
Le 4 octobre la Wehrmacht qui n'a déjà plus aucun doute quant à l'issue de la guerre capture en une même journée Bruxelles et Anvers ce qui scelle le sort du BEF.
Le même jour, les verrous devant Reims cèdent et le XVI Korps allemand se présente frontalement devant la capitale champenoise.

Il ne se passera plus rien d'important dans les derniers jours de la campagne.
Les Britanniques vont être encerclés sur la cote Nord dès le 10 octobre et retranchés dans la ville de Knokke soumise à un siège en règle dès le 13 octobre.

A partir de là, l'ensemble de la Wehrmacht - après avoir occupé la cote de la Manche - se tourne vers le sud pour nettoyer les derniers nids de résistance.
Les soldats méritants ont des permissions exceptionnelles, une partie de la 6em armée est prématurément démobilisée et le commandement suprème de l'OKW reçoit la capitulation sans conditions de l'Armee Française dans la banlieue d'Amiens le 21 octobre à 20:15 CET.

Le mot de la fin appartient au général Durand qui a déclaré à la presse que "décidément dans cette affaire il y a avait un peu trop de bévues."

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