26eme Campagne

La 26ième campagne de World War Two Online: Battleground Europe s'est déroulée sur 32 jours et s'est soldée sur une seconde victoire d'affilée pour l'Axe. Elle restera dans les mémoires comme la campagne qui a vue déboulé le Tigre sur le champ de bataille.
- Minou ? Où es-tu petit chat ? Minou minou minou…
- GRRRRRRRRRRRRAAAAAAAOUHHHHHHHHHHH
- Oh la vache. C’est quoi ça… ?

Derrière cette fine saynète allégorique, vous aurez tous deviné que la vingt-sixième campagne de World WAR Two Online aura été le terrain de jeu d’un nouveau char allemand : le Tigre.
Passons sur le fait établi que « Gnou » eût été mieux choisi comme nom, je ne reviens pas là-dessus. Le Tigre n’a beau pas être le roi de la jungle, il a été le roi de cette campagne.Voyons tout ça à la fraîche :

Du 23 Décembre au 1er Janvier : Le Ying et le Yang

Une fois n’est pas coutume, le début de campagne est marqué par deux stratégies opposées. Une par camp, et pas de jaloux. Les uns attaquent en force au Nord, tandis que les autres préfèrent concentrer leur offensive au Sud.

La BEF, bras armé des Alliés dans le Nord de la Belgique, identifie très vite son point faible : Anvers. Port industriel imposant, cette ville bouffe les ressources défensives de toute la région quand elle se retrouve en état de siège. Il faut donc pousser le plus vite possible à l’Est, quitte à laisser planer la menace que constituerait une mainmise de l’Axe sur les Zeelands.

Le 24 décembre, Anvers est sécurisée par la prise d’Ost malle et l’attaque sur Breda. Plus au sud, en pleine Belgique, la BEF se bat pour la possession des ponts d’Hasselt.Cette bataille est perdue vers le 26 décembre, ce qui conduit l’Etat-major britannique à repenser ses plans.
Ordre est donc donné de poursuivre la percée à l’extrême Nord, tout en gardant un dispositif permettant la défense de Bruxelles.

L’opération se révèle être un succès. Le Corps Expéditionnaire de Sa Gracieuse Majesté connaît un état de grâce pendant 72h et vole de victoire en victoire. Le 30 décembre, les parachutistes alliés sautent sur Eindhoven et remportent le terrain d’aviation. Une base aérienne aussi proche des bassins industriels allemands est une carte stratégique de premier ordre pour les alliés.

Mais, car évidemment, il y a un mais, tout n’est pas aussi simple. Car dans le sud de la carte, c’est l’OKW qui se frotte les mains devant les progrès accomplis.

Après des premières heures difficiles, marquées par l’incursion des troupes françaises sur le sol allemand, l’OKW réagit. Et il réagit fort le bougre.

En quelques heures, dans la nuit du 24 au 25 décembre, la Wermacht renverse totalement la situation. A 6h du matin, non seulement plus aucune troupe française n’est présente en Allemagne, mais ce sont les habitants de Damvillers qui se réveillent au son des autochenilles tractant les 88.
Le centre du front est enfoncé une première fois dans la foulée, mais la contre-attaque demandée par l’ArFr porte ses fruits et parvient à stabiliser le front. Des escarmouches se produisent un peu partout, mais aucun gain territorial important ne vient égayer la fin de ce mois de décembre.

A vue de nez, cette première partie de campagne est légèrement à l’avantage des Alliés. La BEF a réussi un fort joli coup sur Eindhoven alors que la percée de l’Axe au sud apparaît un poil moins ambitieuse, ce qui est le résultat d’une bonne défense française.

Du 1er janvier au 3 janvier : Tentative d’enfoncement au Centre

La campagne connaît des heures de folie en ce début d’année. Tout commence lorsqu’une brigade allemande enfonce toute seule le dispositif français et entreprend une percée importante qui l’amène aux portes de Maubeuge depuis la Meuse.
Le QG français ne cède par à la panique en envoyant toutes ses ressources sur ce point chaud, mais préfère se consacrer à la reprise de Revin, ce qui a pour effet immédiat de couper la brigade allemande de ses arrières. Le résultat ne se fait pas attendre. Cette dernière, encerclée et à court de munitions et de carburant est obligée de se replier tant bien que mal. Le coup est passé près mais la situation a été bien maîtrisée par les Français. De leurs côtés, les stratèges de l’OKW retirent de cette opération ambitieuse un élément important : la défense française n’est pas toujours bien ficelée…

Le 2 janvier dans l’après-midi, c’est justement l’ArFr qui est à l’honneur en déclenchant une opération de grande envergure visant à enfoncer le centre du front.

La cible initiale est la région d’Hamoir, au sud de Liège. Une offensive mêlant BEF et ArFR donne aux Alliés la mainmise sur cette région, captant les ressources défensives allemandes sur ce point de la carte. D’autres unités du Corps de Cavalerie en profitent pour se mettre résolument en route vers l’Est et la frontière allemande. Malmédy, à quelques kilomètres de la frontière, devient la clef du front. Les Alliés parviendraient-ils à remporter la place qu’ils deviendraient une réelle menace pour l’appareil industriel germanique.

L’OKW se sort de cette situation avec brio. Patiemment, la ligne de défense Axis se remet en place. Mieux, la Wermacht repasse la marche avant en profitant du flottement qui a suivi 3 jours fous pour l’ArFr.

Du 4 janvier au 15 janvier : Retour à la normale

Le front se replace peu à peu sur ses positions originales. La BEF garde la mainmise sur les Pays-Bas, mais elle n’a pas connu de franc succès depuis un bon moment.

Un mouvement important de l’Axe est déclenché vers le 5 janvier pour tenter de reprendre le contrôle de la Hollande, et il connaît un succès initial. La BEF est sur le reculoir et semble perdre pied. Eindhoven est remporté par l’OKW dés les premières heures du 6 janvier. Le soutien aérien devra dorénavant venir d’Anvers pour la BEF. Ce ne sont que quelques dizaines minutes de perdues pour avoir un soutien aérien, mais ces minutes peuvent faire la différence.

La situation devient alarmante pour les Britanniques qui se replient sur Anvers le 8 janvier. La BEF parvient toutefois à se sortir d’une situation qui a souvent sonné le glas du camp allié et parvient à repousser l’OKW vers l’Est de la Hollande, en reprenant au passage Eindhoven le 13 janvier.

Plus au sud, une attaque sur Bruxelles vient d’être stoppée de justesse par la BEF qui revient solidement sur ses positions.

L’Armée française, de son coté, connaît une fortune mitigée face à l’Axe. Certes, elle n’a pas connu de reculade comme les Britanniques en Hollande, mais l’OKW avance lentement et sûrement. Les troupes de l’Axe se font menaçantes sur des objectifs vitaux pour les Alliés que sont Maubeuge, ou le couple d’aérodrome Reims/Berry.

Mais tout cela n’est rien à côté de la fin de campagne ubuesque que nous avons vécue.

Du 16 au 23 janvier : Bérézina-sur-Sambre

Il s’est en effet passé quelque chose d’assez stupéfiant lors de cette dernière semaine : l’OKW a tout simplement décidé d’ajouter dans l’équation un menu détail :la seconde moitié de leur armée…

N’en croyant pas leurs yeux,les officiers de terrain alliés transmettent des rapports alarmants à leur hiérarchie. Non seulement l’effectif de l’Okw semble avoir doublé, mais en plus les nouvelles unités sont dotées d’un nouveau char qui renverse tout sur son passage.

Le Tigre, car c’est son nom, c’est un peu comme le double effet Kiss Kool si vous préférez. Premier effet : il donne aux troupes de l’Okw un sentiment de puissance sans précédent. Second effet : il détruit le moral des adversaires.

La lutte devient inégale et l’Axe s’enfonce comme dans du beurre dans les lignes françaises. Le 19 janvier, l’Okw a la mainmise sur les trois-quarts de la Belgique, contrôlant Anvers, Bruxelles au Nord et tout ce que le Sud compte de place-fortes. Le reste n’est qu’une longue course à la mer. Les troupes alliées commencent à embarquer pour l’Angleterre le 23 janvier dans l’après-midi, signe que la campagne de France est pliée, et bien pliée.
La cessation des combats est signée dans la soirée et la campagne débouche sur une victoire de l’Axe.

Cette campagne se termine donc un peu en queue de poisson. L’arrivée du Tigre sur le front a complètement déséquilibré le rapport de force entre les deux camps et a remis en cause la mécanique du jeu concernant la recherche de cet équilibre.

Et parce que le client satisfait c'est un peu notre raison de vivre, à Forces Francophones International, la maison vous offre en plus de ce résumé une magnifique vidéo de la campagne. C'est cadeau et ça nous fait plaisir !

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