25em campagne

3 semaines. C'est ce qu'il a fallu à l'Axe pour remporter cette campagne. Une campagne assez courte, qui ne restera pas dans les mémoires mais qui a consacré le rouleau compresseur de l'OKW.
- …et nous retrouvons tout de suite notre envoyé spécial sur le front ! Jean-René ? Vous nous entendez Jean-René ?
- Oui, Roger, je vous entends très bien.
- Parfait. Alors Jean-René, un petit mot pour nos auditeurs sur les 3 premières semaines de cette campagne ? Ou en est le conflit actuellement ?
- Ah ben oui mais non … C’est fini là …
- Comment ?
- Ben ouais, c’est fini. Les joueurs de l'Axe sont arrivés sur les plages françaises, mais comme l’eau est un peu froide en cette saison, ils ont plié les gaules et sont rentrés à la maison.
- Y’a plus personne ?
- Non, non. En même temps, c’est un coup à se chopper la crève avant Noël ça …
- Soit. Et du côté des vaincus, beaucoup de désespoir je suppose ?
- Je sais pas, je les ai pas vu. Ils ont décidé de retourner sur la Meuse pour voir.
- Mais … mais, c’est scandaleux ! Ils nous ôtent le pain de la bouche !
- Bon, je peux rentrer maintenant ? C’est mort ici !
- Non, votre professionnalisme doit prévaloir. Votre métier est d’informer. Vous informerez ! Mais passons maintenant à notre second sujet : la Batavia. La batavia est un…
- ROGER ? ROGER ?
- Oui, oui, Jean-René, un scoop pour nos auditeurs et teuses en direct de la guerre ?
- Oui Roger. CHUTE A L’ARRIERE DU PELOTON. CHUTE !!… Nan, j’déconne….
- Vous êtes vraiment con, Jean-René …

Et de fait, cette 25ième campagne ne s’est pas révélée extrêmement palpitante dans sa dernière partie. L’Axe, remonté par la défaite lors de la dernière campagne s’est montré trop puissant face à des Alliés qui ont, peut être, un peu levé le pied.

Mais voyons ça plus en détail :

Du 29 novembre au 5 décembre : Un démarrage trompeur pour les Alliés

De manière tout à fait paradoxale, si on s’en réfère à l’issue finale de la campagne, ce sont les Alliés qui ont le mieux entamé la partie.

Ils résistent d’abord à l’assaut tant attendu de l’Axe dans les premières heures des combats. La ligne alliée tient passablement bien, que ce soit en Hollande ou en Belgique.

Vient alors le 3 décembre, journée qui, croyait-on, allait devenir célèbre pour les siècles et les siècles. Mais on oublie trop vite qu’ « on » est un con.

Bref. Ce 3 décembre, la Meuse est à feu et à sang. Et ce sang provient en majorité des soldats de l’Axe, signe intangible que le conflit se déplace vers l’Est.
Les Français du Corps de Cavalerie atteignent Hampteau dans l’après-midi du 4 décembre, après avoir pris à la volée Wellin et Marche. Et en parlant de volée, l’Axe n’est pas loin d’en prendre une belle à cette époque !
Alors que le Commandant pour l’OKW du sud de la Sambre demandait des renforts aériens immédiats à Bertrix, l’opérateur-radio de l’aérodrome lui répondait en ces termes :

- Alloooooo ? Qui c’est ? Parce que moi c’est Raoul et j’entrave rien à la langue de Kant !
- Khaaaaaaaaaannnnnnn !!, lui répondit le commandant avec un ton qui ne seyait pas à son rang.

Bertrix était tombée le matin même, enfonçant le fer dans les lignes de l’OKW. Notre commandant se demandait pourquoi diable son karma était devenu aussi négatif en s’enfilant une rasade de schnaps, quand son officier de liaison lui annonça que les troupes françaises venaient de faire leur entrée dans le Grand duché sans y avoir été invitées. Quel manque de courtoisie !

C’eût été le début d’une grande débâcle, l’Histoire aurait donc retenu le 3 décembre comme une date fatale à l’Axe.

Et oui mais non ! Car les progrès des Alliés dans le sud ne sont pas accompagnés dans le Nord. Le front est calme. Extrêmement calme. A tel point qu’on se demande si les troupes étaient prévenues du déclenchement des hostilités. Rien ne bouge quasiment. Quelques escarmouches, et nous voilà déjà le 6 décembre, qui pour le coup, allait se révéler fatal.

Du 6 au 14 décembre : La réponse du berger à la bergère

Finalement, marcher à reculons, l’OKW n’aime plus trop. Ils décident donc d’aller voir ce qui se passe à l’ouest. La météo a annoncé du beau temps, ça serait con de pas y aller.

Tout commence par le sud du front. En 24 heures, le 6 décembre, le Luxembourg repasse sous domination complète de l’Axe. Pour faire bon compte, la contre-attaque est transformée en offensive générale dans la région. Les heures sont comptées pour Montfaucon qui baisse pavillon dans la journée du 7.
Un sacré retournement de situation dans le sud est en route, propre à désorganiser les lignes alliées.

Du sud, les troupes de l’OKW ont reçu l’ordre de remonter vers le centre de la Meuse, afin de prendre à revers une bonne partie de l’armée française.
Cette dernière résiste bien pendant les premières 72 heures de combat avant de totalement s’écrouler. L’ArFr se retrouve très en retrait de ses positions initiales, accusant une reculée monstre de 200 bornes.

Et la vous me dîtes, le coup de pouce du destin en faveur des alliés devrait venir de la BEF qui attends sagement au milieu de la Belgique. Et je vous réponds « Banco ! ».

Plus exactement, c’est ce que les officiers de l’OKW Nord répondirent à leur commandant lorsqu’il leur demanda :

- Dîtes-moi les gars, ça vous dirait une moule-frite party à Dunkerque ? C’est moi qui rince.
- Banco !

Aussitôt dit, aussitôt fait. L’Axe fourbit ses armes et fonce vers l’ouest.
Anvers est perdue par la BEF le 8 décembre. La résistance alliée se concentre alors dans la capitale Bruxelles. Cette dernière tient un peu plus que la moyenne, mais est contrainte de se déclarer ville ouverte le 13 décembre. C’est d’autant plus préoccupant que pendant ce temps là, le reste de la Belgique est soumise à l’OKW.

Le 14 décembre, l’Axe a clairement toutes les cartes dans son jeu pour remporter la campagne. Il a pris un ascendant certain sur l’ArFr après un début poussif. Mais c’est surtout au nord que les progrès ont été les plus profitables. La BEF n’a plus aucune carte majeure dans son jeu. Perdre à la fois Anvers et Bruxelles revient souvent à un aller simple pour Douvres.

Et les miracles de Noël, alors ?

Du 14 au 22 décembre : Pas de Père Noël pour les Alliés

Et non, pas de miracle...
Les 12 jours qui restent seront 12 jours de galère pour les Alliés. Plusieurs brigades ont préféré arrêter les frais et se contentent de se replier le plus promptement possible. Celles qui restent opposent une résistance à la mesure de leurs moyens.
De son coté, l’Axe avance tellement vite que les lignes logistiques sont parfois rompues ! A tel point que le fameux tank Gnou, terreur des champs de bataille, n’arrivera sur le front qu’une fois l’armistice signée et ne fera pas sont baptême du feu lors de cette campagne.

Une fin de campagne en roue libre des deux cotés donc. La paix est signée le 22 décembre. L’Histoire retiendra que la réunion entre le Commandant de l’OKW et son homologue se déroula devant une moule-frite à Dunkerque. Chacun regagnant rapidement ses pénates après l’entretien, les officiers de l’OKW trouvant l’eau trop froide pour se baigner.

Ainsi s’achève la 25ième campagne de Battleground Europe.
Les Alliés auraient pu espérer beaucoup mieux si leurs progrès dans le sud avaient pu s’appuyer sur une progression dans le nord. L’OKW a su laissé passer l’orage et a pu ainsi porter un coup fatal à l’organisation alliée, avant de tout emporter sur son passage.

Et le tout en images en accéléré dans la vidéo du front.

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