24em campagne

Le cru n°24 de la campagne de France vécue par les joueurs de Battleground Europe s'est achevée sur une victoire des alliés. D'une durée de 33 jours, cette campagne aura mis en avant le poids des bombardements stratégiques dans la victoire finale.

Quelque part dans une base de l’Axe super secrète, en compagnie d’ingénieurs en armement super forts :

- Alors là, les gars, je viens de finir les plans pour mon projet, ça va déchirer !

- Naann, sérieux ? Le bidule qui doit faire pencher la victoire de notre coté ?

- Ouaip ! Et d’abord, je te ferais dire que c’est pas un bidule … Imagine 60 tonnes de métaux divers et variés lancées à presque 40 km/h sur la route. 5 bonhommes à bord pour faire tourner l’engin. J’ai failli installer les chiottes et le satellite, mais y’avait plus la place.

- Mouarf, t’es con. T’as pas la peinture métallisée en option des fois ?

- Très drôle…

- Sinon, comment tu le surnommes ton bouzin ?

- J’avais pensé à un truc qui fasse peur. Par exemple… *roulements de tambours*….la GALINETTE !

- Qué ? La galinette ? C’est pas terrible pour un blindé mortifère je trouve. C’est pour attirer les chasseurs avinés ?

- Bon mais, c’était qu’un exemple aussi. Je peux en trouver plein d’autres si je veux : la BATAVIA !

- Tu faiblis là…

- …l’ornithorynque ? le moineau ? le gnou ? C’est bien ça le gnou ! Imagine le récit des batailles :« Et soudain, survenant de nulle part, une horde de gnous déferla sur Bruxelles et remporta la ville ». C’est pas beau ? Ou alors, on tape dans carrément dans les félidés : lynx, tigre, panthère…

- Ah ben voilà : Tigre ! C’est pas mal ça! En tout cas, c’est mieux que tes gnous, je m’excuse.

- Bon, ok, va pour le Tigre … J’men fous, je placerais mes gnous ailleurs…

Et c’est ainsi, cher lecteur, que fût baptisé le fleuron des blindés allemand qui devait rendre victorieuses (ou pas) les forces de l’Axe lors de la campagne de France. Mais venons en aux faits.

Du 24 au 30 octobre : 5 jours d’indécision

Les débuts de cette campagne sont classiques. Chaque camp a décidé de faire porter son effort sur une région différente. La BEF doit concrétiser les efforts alliés au nord, tandis que l’OKW cherche à s’approcher des aérodromes du sud.

Au nord donc, la prise de Bergen par la BEF et des détachements français en mer du Nord coupent les garnisons de l’Axe dans les Zeelands de leurs lignes de communication arrière. L’effet est ravageur, puisque les îles passent sous domination alliée le 27 octobre.
La pression de la BEF dans cette région se dirige alors sur la région de Willemstad, afin de réaliser le plus rapidement possible la mise en sécurité du grand port d’Anvers.
Mais Willemstad ne tombe pas. Mieux, une contre-offensive locale permet à l’OKW de desserrer l’étreinte alliée et de porter le conflit au nord-est d’Anvers.

Au sud, la situation est inverse : attaque de l’Axe et défense des Alliés.
Le Luxembourg est placé sous contrôle Allemand dès le 26 octobre. En fin de soirée, les forces françaises stationnées à Fontoy n’ont d’autre choix que de reculer pour reformer une ligne de front à l’arrière. Le 29, les massifs forrestiers de Damvillers voient à leur tour déferler l’armada allemande. Les deux armées se font front pendant 72 heures, mais un régiment de l’Axe venant de Stenay, plus au nord, débute sa manœuvre d’encerclement…

Les 5 premiers jours de la campagne n’ont pas encore été décisifs. Les fronts centraux de la Belgique intérieure et celui de la Meuse n’ont pas réellement évolués à ce stade de la campagne. Cependant, la bataille de Willemstad perdue par les Alliés va peser lourd. D’autant plus qu’au sud, l’Axe est bien placé pour remporter celle des forêts de Damvillers.

Du 31 octobre au 13 novembre : La poussée de l’Axe

En quelques heures, la manœuvre d’encerclement se révèle être un franc succès. Le 31 octobre à 16h, l’Etat Major de l’OKW pour la région sud peut boire un café à Stenay. Les officiers ont beau voir les bombardiers stratégiques alliés passer au dessus de leur tête en direction des usines allemandes, ils ne s’en préoccupent pas. A ce rythme là, Reims et Berry se rapprochent et seront un très bon terrain d’envol pour les chasseurs de la Luftwaffe.
Dans le même temps, au centre, le front est percé par l’Axe en direction de Philippeville. Pas le temps de s’arrêter pour admirer les ornements légendaires de la Basilique Saint-Zato de Philippeville que l’ordre est donné de marcher sur Maubeuge.
C’est peut être le tournant de la guerre. Si l’Axe parvient à la fois à conquérir la base aérienne de Maubeuge et celles du sud du front, les Alliés seront dans la panade.

D’autant plus qu’au nord, les Anglais sont au bord de la rupture. Anvers est continuellement menacée et devient un cauchemar logistique. Pas question de perdre cette carte maîtresse de la BEF. Mais les renforts envoyés en défense découvrent dangereusement la région Bruxelloise.

Mais c’est cette fois au tour de l’Axe de perdre des batailles importantes.
Le siège d’Anvers est un échec. Et s’il a puisé profondément dans les contingents alliés, il n’a pas épargné l’Axe en terme de pertes. L’affrontement sur les mers ne délivre pas de vainqueur non plus. Le 12 novembre, l’assaut de l’Axe sur Maubeuge échoue à quelques kilomètres seulement, dans les faubourgs de Beaumont. Mauvaise passe pour l’Axe, surtout lorsque les officiers apprennent qu’une brigade motorisée fait mouvement vers leurs positions depuis Mons et Binche.
Au sud, la prise de Reims et Berry n’est pas non plus une réussite. Et les bombardiers alliés passent toujours sans relâche au-dessus des têtes des troupes de l’Axe. Si cela semblant anecdotique au début de la campagne, l’OKW convient que la situation devient de plus en plus préoccupante pour l’effort de guerre allemand.

Les défenses ont finalement pris l’avantage sur les assaillants. Le sort de la campagne aurait pu être scellé si l’Axe avait su profiter de son avantage initial. Mais les échecs devant Maubeuge, Reims et Berry contre l’Armée Française, combiné à celui du siège d’Anvers fragilisent la stratégie de l’Axe.

Du 14 au 26 novembre : Le gnou revient de l’enfer ?

C’est à ce moment là que devrait intervenir dans la campagne la nouvelle machine à tuer de l’Axe : le gnou (ou le tigre, je sais plus).
Parce que du coté Allié, le lend-lease marche à fond. Les cargos américains arrivent au Havre, chargés ras la gueule de blindés tout neufs. Et qui vont faire mal.

Mais de Tigre, aucune trace sur les champs de bataille. Les pilotes de la FAF et de la RAF continuent sans relâche leur pilonnage systématique des usines de l’Axe, espérant retarder le plus possible toute livraison de nouveaux matériels. La Luftwaffe est également présente dans ce combat à grand coup de kilotonnes, mais elles semble moins en réussite.

Au sol, les Alliés passent de la défense à l’attaque. Les points chauds du sud sont petit à petit sécurisés.

Le 17, retour sur la Meuse pour tout le monde ! Et le 19, l’ArFr se retrouve à Neufchateau, en Belgique. La résistance de l’Axe à l’extrême sud est plus forte, mais le vieux dicton ne dit-il pas : « Troupes à Neufchateau, troupes dans ton dos » ?
Non, il ne le dit pas, mais c’est con parceque c’est exactement ce qui est arrivé. Les Français descendent à toute pompe du nord, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour l’Axe.

Et le Tigre dans tout ça ? Toujours pas arrivé ! D’autant plus que dans le grand nord belge, la BEF se tourne vers l’est, direction les usines d’armement de l’Axe.
En 10 jours, les Pays-Bas deviennent territoires alliés. Le 24 novembre, les tommies s’enfoncent profondément en Allemagne par le nord du théâtre d’opération. Ils bifurquent aussitôt en direction du sud, avec comme objectif la frontière nord germano-luxembourgeoise.

Les quelques forces de l’Axe qui résistent encore affluent vers le Grand Duché, mais la cause est entendue. Le 26 novembre dans la soirée, le plénipotentiaire allemand arrive à Gouvy et signe les documents de paix. La 24ième campagne de Battlegroudn Europe se termine.

Deux facteurs semblent déterminants pour expliquer la victoire alliée. Tout d’abord, l’Axe a perdu les batailles qu’il ne fallait pas perdre. Le vain effort pour prendre Anvers a été payé au prix fort, comme ceux entrepris devant les bases aériennes françaises.
Le second facteur, moins visible et vraisemblablement décisif, tient à l’effort des alliés pour retarder, et finalement interdire, la production du Tigre. Les bombardements stratégiques n’ont quasiment jamais cessé, même au plus fort de l’avancée allemande.

Et puisque c’est bientôt noël, voici la vidéo de la campagne.

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