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FORCES FRANCOPHONES
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Infanterie : tactiques de section
Source : Infantry Tactics 1939-1945, Anthony Farrar-Hockley

Nous poursuivons notre étude sur les principes de l’utilisation de l’infanterie dans la 2e guerre mondiale, en passant cette-fois aux tactiques de section (une trantaine d’hommes).


Rappel : une section = trois groupes plus un mortier, un fusil antichar, une mitrailleuse. Les mécanismes restent en gros les mêmes qu’au niveau du groupe. Une section peut nettoyer une maison, neutraliser un bunker ou un nid de mitrailleuses, enlever une position défendue par un groupe ennemi. En défense, elle tiendra tête à 1 - 2 sections ennemies sans moyens lourds.

La section est commandée par un sous-lieutenant qui contrôle directement les mortiers, le fusil antichar et la mitrailleuse et commande les trois chefs de section. Le chef de section ne s’adresse pas directement aux membres des groupes, mais uniquement à leurs chefs. C’est une question pratique : comment commander efficacement une vingtaine de soldats ? Il est plus facile de dire "groupe 2 sur la gauche, groupe 1 dans la ferme, groupe 3 en réserve" et de laisser les chefs de groupe s’occuper des détails que de donner un ordre individuel aux 20 membres de la section.

Donc la première chose à faire quand plus de 8 ou 10 fantassins sont présents, c’est de former des groupes de 6-8 joueurs (10 maximum). S’il y a 2 groupes au moins, on a une section et il faut un chef de section. À partir de 4 groupes, on peut envisager de créer deux sections mais à mon avis, on touche alors aux limites du gérable.

L’attaque :

Un ou deux groupes font office de base de feu (avec le mortier et la mitrailleuse), le reste de la section mène l’assaut. La base de feu doit être défilée par rapport à l’axe de progression. Pour le mortier pas de problème, il tire par-dessus les têtes du groupe d’assaut (jusqu’à ce que celui ci arrive trop près de l’ennemi). En cas de besoin, un des groupes de la base de feu peut renforcer le groupe d’assaut.

La défense

Deux groupes en ligne, avec leurs FM respectifs placés de manière à couvrir également les approches du voisin (si un FM est neutralisé, il ne faudrait pas que cela crée un trou dans la défense). Si la section dispose d’une mitrailleuse, le mieux et de la placer sur un des flancs du dispositif d’où elle pourra effectuer des tirs flanquants sur l’ennemi. La mitrailleuse doit être protégée par quelques voltigeurs placés devant et autour d’elle, à 20 ou 30 m, pour empêcher l’ennemi d’arriver à portée de grenade. N’oubliez pas que l’équipe (tireur + chargeur) d’une mitrailleuse est lente et qu’il lui faut du temps pour quitter une position et s’installer sur une nouvelle. Le chef de section doit s’en souvenir lorsqu’il ordonne un déplacement.

Un groupe en deuxième ligne. Il servira pour une contre-attaque éventuelle ou comme base de feu pour couvrir le repli des 2 autres groupes.

Le mortier en arrière, mais pas trop L’équipe du mortier léger ne peut tirer que sur ce qu’elle voit

Remarque : il n’est pas nécessaire de former des lignes de défense. Ce qui compte, c’est que les armes automatiques couvrent tout le terrain devant la position et que les fusiliers couvrent les angles morts et protègent les armes automatiques. Les fusiliers doivent être placés deux par deux. Une ligne défensive c’est plutôt des îlots de résistance (bosquet, bâtiment, bunker, tranchée) séparés par des vides (champs et autres espaces dégagés).

La progression

Route / rue : Un groupe à droite, un groupe à gauche (décalé) , etc.

Terrain dégagé : les groupes en 3 files indiennes parallèles, celui du milieu (avec le mortier / fusil Atc / mitrailleuse en queue) marche en avant des autres.

Le chef de section marche en tête du second groupe.

Laisser de la distance entre chaque groupe, ca évite le chaos en cas d’incident. TENIR cette distance en cas d’arrêt.

La retraite

Un groupe en couverture, 1-2 groupes en repli, etc. Là encore, un chef de groupe ne peut se replier que sur ORDRE de son chef de section.

Première publication : 15 décembre 2000
mise en ligne: vendredi 26 juillet 2002, par Kaal

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