Une journée comme une autre ...

Récit d’un combat au sein d’une escadrille des Forces Aériennes Françaises effectuant de nombreuses rotations entre l'arrière pour la défense des usines, enjeu stratégique crucial, et le soutien des troupes au sol sur le front. Une de ces escadrilles vient d'être redéployée sur le front et inaugure un tout nouveau matériel, le Curtiss H-81A-2.

Un matin de mai 1940, 5h00 : aéroport de Maubeuge, mess des pilotes.

Depuis quelques minutes déjà, l’as de l’escadrille, le talentueux Carbo et ses acolytes s’entretiennent autour des performances de leurs nouvelles montures. L’unité reçoit au compte-gouttes, depuis hier en début de matinée, les tous nouveaux H-81.

Destinés à remplacer les Dewoitine D520 ayant déjà rendu de nombreux services depuis le début de la campagne, le H-81, construit autour de la cellule du H-75 (premier avion de l’unité), a déjà pu effectuer quelques prouesses lors de ses vols de prise en main hier.

Aujourd’hui, cependant, les visages sont plus sombres. Ces avions, fraîchement arrivés vont connaître leur premier engagement dans la journée. En effet, l’escadrille est en état d’alerte et doit se tenir prête à décoller vers un objectif tenu secret.

5h30: Ca y’est, l’ordre vient de tomber et les quelques pilotes attablés au comptoir du mess se précipitent déjà vers les hangars. L’objectif est Feschaux, petite bourgade à l’est de la Meuse où les forces françaises sont en train de passer à l’assaut. La mission est simple, aucun « bandit » ne doit harceler les troupes au sol.

6h00 : 3 avions prennent l’air, il s’agit de deux H-81 pilotés par Carbo et Foxbob, et un D520 piloté par fernet qui n’a pas encore reçu son nouvel appareil.
Les forces au sol ont déployé des moyens importants et il est impensable que cette attaque soit ruinée par les bombardiers en piqués allemands, terreur de tous les blindés alliés.

6h55 : Arrivés sur zone, nos 2 valeureux pilotes rencontrent une forte présence aérienne alliée car d’autres escadrilles ont été déployées sur la zone, c’est un signe rassurant.
Au sol, les premiers blindés atteignent la lisière de la ville.

7h00 : Premières escarmouches avec l’arrivée de Messerchmits Bf109 isolés. Pris en chasse, ils sont rapidement abattus sans grande menace pour les bombardiers alliés pilonnant la zone.

7h35 : Les écouteurs crépitent soudain, une force aérienne ennemie importante a été repérée non loin de là au nord est de Wellin. Nos trois pilotes se dirigent donc plein sud est, moteurs hurlants, sur la position supposée de cette escadre.

7h50 : Contact ! Il s'agit de 5 Ju87 stukas, volants à 2500m d'altitude en direction de Feschaux, nos trois pilotes se jettent alors dans la mêlée avec fougue. Les H-81 multiplient les passes au milieu de la formation adverses, qui cherche à rester grouper pour profiter du hérisson défensif formé par la mitrailleuses arrières des bombardiers.
Les manœuvres doivent être précises car le nombre des avions et leur proximité rendrait toute erreur fatale. Rapidement, le premier stuka est abattu. Les autres, grâce à leur blindage, résistent plus et posent pas mal de problèmes aux chasseurs français. Il faut cependant neutraliser cette menace au plus vite, car, arrivés à proximité de la ville, ils plongeront sur celle-ci, anéantissant les blindés et tous les efforts fournis par les troupes au sol. Heureusement, la chance sourit aux audacieux pilotes français qui finissent par abattre le dernier Stuka. Il s'écrasera dans les premières maisons de Feschaux, il était temps!

9h00 : Les casiers à munitions sont vides, il est tant de rentrer à Maubeuge. Les autres escadrilles retiendront l'ennemi le temps de refaire le plein en essence et en cartouches.

12h00 : Le plein refait, les avions décollent, accompagnés par les H-81 des pilotes JanusFr et Pompom qui viennent renforcer le dispositif aux commandes de leurs avions fraîchement livrés. L'après midi sera beaucoup plus calme pour nos valeureux pilotes, calme certainement du à une supériorité numérique écrasante des pilotes alliés. Malgré tous les efforts fournis par les troupes aux sols, Feschaux ne tombera pas, mais, ces H-81 auront définitivement atteint le moral des pilotes adverses...


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